Bart De Wever peut être légitimement fier de ce qu’il est parvenu à mettre en œuvre, en un peu plus de cinq mois, à la tête de la coalition Arizona.

Le travail abattu est, en effet, considérable et les réformes entreprises, courageuses.

Chapeau au chef d’orchestre qui, avec un flegme britannique remarquable, est parvenu à obtenir de ses musiciens une interprétation fidèle de l’œuvre à exécuter. Une œuvre compliquée par le nombre de thèmes abordés : marché du travail, pensions, fiscalité, santé, défense…

Le challenge est réussi et il n’était pas gagné d’avance.Continuer la lecture

Le futur « État de Nouvelle-Calédonie », prévu par l’accord signé samedi, se rapproche d’une « indépendance-association » inédite, estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. Un statut original, à ses yeux plus proche d’un protectorat que d’un modèle fédéral ou décentralisé. AFP, Rédaction Polynésie la 1ère, 12 juillet 2025 Question : Le terme « État de Nouvelle-Calédonie »Continuer la lecture

On se souvient de l’insistance avec laquelle le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a souhaité l’arrivée de son homologue de la N-VA, Bart De Wever, à la tête d’une coalition Arizona.
Situation pour le moins étonnante, pour ne pas dire surréaliste, lorsqu’on sait que le leader nationaliste flamand est à mille lieues du « belgicanisme » revendiqué ouvertement par le patron des libéraux francophones.
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Certains poussent des cris d’orfraie, se scandalisent parce que, interviewé à La Haye par la chaîne NPO, le Premier ministre belge, Bart De Wever, a déclaré que « la séparation des grands Pays-Bas au XVIe siècle était la plus grande catastrophe qui nous (ndlr : les Flamands) soit arrivée.

Et à l’issue’ du dîner d’Etat offert par le couple royal néerlandais, le même a écrit dans le Livre d’or :  « Hier en aan de overkant, daar en hier is Nederland » (ici et de l’autre côté, là et ici, ce sont les Pays-Bas), une citation de l’écrivain flamand Theodoor van Rijswijck (1811-1849), qui sera relayée en son temps par le groupe d’extrême droite ultranationaliste Voorpost.

En tant qu’historien, Bart De Wever n’a fait que rappeler l’histoire.Continuer la lecture

Il nous paraît opportun de publier à nouveau le message que Jules Gheude et feu Jacques Lenain avaient adressé en 2019 aux élites de Wallonie pour les sensibiliser à la solution d’une « Wallonie intégrée en France avec un statut de grande autonomie » dans l’hypothèse où la Flandre venait à prendre son indépendance.

Evoquant cette hypothèse, feu Xavier Mabille, président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politique), écrivait, en 2007 : « (…) hypothèse dont je dis depuis longtemps qu’il ne faut en aucun cas l’exclure ».

Ce que nous vivons aujourd’hui, avec un gouvernement belge Arizona, dirigé par un nationaliste flamand, montre la pertinence d’une réflexion portant sur l’après-Belgique.Continuer la lecture

Heureusement que les archives existent pour rappeler opportunément certains faits.

Durant la seconde moitié du XXe siècle, le parti démocrate-chrétien flamand a joué un rôle majeur au point que l’on a pu parler d’ « Etat-CVP ».

Lorsqu’il s’est agi, après la première réforme de l’Etat de 1970, de donner vie aux nouvelles institutions reconnues par la Constitution – les Communautés française, flamande et germanophone ; les Régions wallonne, flamande et bruxelloise -, il est apparu que le CVP n’avait en fait de réel intérêt que pour la Communauté flamande, qui permettait d’atteindre l’un des objectifs prioritaires du Mouvement flamand, à savoir l’autonomie culturelle. Celle-ci se concrétisa donc très rapidement, tandis que tout fut mis en œuvre pour retarder la naissance des Régions. En fait, le CVP n’avait aucune intention de faire de Bruxelles, où la population flamande était très largement minoritaire, une troisième Région à part entière.
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Si vous interrogez un Flamand à propos de Bruxelles, il y a de fortes chances pour qu’il vous rappelle que la ville est «historiquement  flamande.

Dans son essai « La Belgique au défi », paru en 1962, François Perin écrit :

A l’époque de la révolution de 1830, il y avait 138.000 habitants. D’après le recensement de 1842, plus de 60% de la population s’exprimait en dialecte flamand. Mais la langue de la noblesse, de la bourgeoisie et des cadres administratifs était le français. (…)Continuer la lecture

Dans son message du 1er mai, Paul Magnette, le président du PS, a fait allusion à la grève générale de l’hiver 1960-1961, déclenchée par les mesures sociales du gouvernement Gaston Eyskens III (catholique-libéral).
Déposé à la Chambre le 4 novembre 1960, le projet dit « de loi unique » visait – c’est le seul motif invoqué – à faire face aux dépenses provoquées par les événements africains. En fait, la crise financière était surtout due à dix ans d’imprévoyance et de stagnation.
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In 1832 deed de befaamde Franse diplomaat Talleyrand de volgende vaststelling : De Belgen? Een natie is het niet, en nog geen tweehonderd protocollen zullen er ooit een natie van maken. Dit België zal nooit een land zijn. Het kan niet lukken.Continuer la lecture