Le Groupe d’Études pour la Wallonie intégrée à la France

 

GE WIF

 

Politisation PS-CDH au top

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Nous reproduisons ici l’article de Frédéric Chardon, paru dans « La Libre Belgique » du 20 avril 2012.

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L’administration wallonne, c’est-à-dire le SPW (Service public de Wallonie), est plus que jamais dominé par les hauts fonctionnaires socialistes et humanistes : 88,6 % du pouvoir administratif est détenu par le PS et le CDH. Ce nouveau record ne tombe pas de nulle part : c’est le Gerfa (Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative) qui a refait ses calculs sur la politisation de la Wallonie. Le Gerfa publie ces résultats et une cartographie politique de la Région wallonne dans sa revue "Diagnostic" qui sort ce vendredi.

Quelques chiffres : le Gerfa compte 31 inspecteurs généraux (IG) et directeurs généraux (DG) socialistes, contre 17 humanistes, 7 libéraux et 1 seul Ecolo. À cette liste, s’ajoute un haut fonctionnaire non-étiqueté. En termes de pourcentage, cela donne donc 54 % pour le PS, près de 30 % pour le CDH, 12 % pour le MR et 1,75 % pour Ecolo.

Wallonie : un tiers du budget au pararégional

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Nous reproduisons, ci-dessous, l’article de Pascal Lorent, paru dans « Le Soir » du 16 avril 2012

Depuis quelque temps, ils sont devenus un enjeu du débat politique wallon. Ils, ce sont les organismes d’intérêt public et autres agences et organes pararégionaux.


Trop nombreux, ils devraient faire l’objet d’une rationalisation, comme le demandait en ce début d’année le ministre André Antoine (CDH), puis l’opposition MR (avec son plan Wallonia Open, visant à réorganiser les outils économiques et financiers de la Région).


L’un de ces OIP, l’Iweps (Institut wallon de l’évaluation, la prospective et la statistique), s’est penché sur les moyens alloués à ces outils de la politique régionale.


Son travail a porté sur 37 des 64 pararégionaux pour lesquels il disposait de toutes les informations financières requises pour la période 2005-2010. Avec quelques enseignements qui alimenteront à coup sûr les débats parlementaires après Pâques.

Mélenchon pour un rattachement Wallonie-France

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Le 14 avril 2012

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle française l’a annoncé, s’il était élu président de la République, il se prononcerait en faveur d’un rattachement de la Wallonie à la France.

Cette déclaration, il l’a faite à la journaliste Charline Vanhoenacker, de l’émission ”Arrêt sur images ” qui l’a interpellé à sa sortie de France 2, après l’émission “ Des paroles et des actes ”.

“ Je crois que le cœur des Wallons est majoritairement républicain, a-t-il dit. Nous sommes unis par des liens extraordinairement forts ”. Il a également promis de s’intéresser à la question quelle que soit l’issue de l’élection.

Jeunes Wallons : l’appel du 1er mai

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Nous reproduisons ci-dessous l’article paru ce samedi 7 avril dans « Vers l’Avenir », sous la signature de Pascale Serret.

Jules Gheude compte mobiliser les jeunes Wallons via les réseaux sociaux. 

Et si les jeunes Wallons se mobilisaient pour leur Région ? Et pourquoi pas ce 1er mai ? L’idée doit faire son chemin sur les réseaux sociaux.

« Notre personnel politique manque de charisme. Les plans successifs ne mobilisent pas en Wallonie. Il faut faire passer un souffle créateur sur notre région. Il n’y a que les jeunes pour nous en sortir. Si la jeunesse capitule, c’est foutu !»

C’est un jeune… retraité qui parle. Jules Gheude est officiellement à la pension depuis quelques mois. L’ancien enseignant proche de François Perin écrit toujours. Et il coordonne les travaux du Gewif (Groupe d’Études pour la Wallonie intégrée à la France).

Il observe depuis des années le nœud communautaire belge. Et, comme d’autres, il estime que la Wallonie ne remportera pas le fameux défi de 2022, quand les transferts flamands s’épuiseront. Jules Gheude pense même que les Wallons n’ont peut-être même plus 10 ans devant eux.

1. BHV : ça craint «Je crois que les élections communales d’octobre ne seront pas sans incidence sur la coalition au fédéral. On s’imagine que le dossier BHV est réglé. Mais je ne suis pas sûr qu’on ait bien tout bétonné jusque dans les détails», glisse Jules Gheude. Il note que les interprétations commencent à diverger sur ce qui a été négocié. Et aussi que les éditorialistes flamands parlent d’un travail fait à moitié, qui sera à l’origine de nouveaux problèmes communautaires. « D’autant que la mouvance nationaliste poursuit son ascension.Et je crains vraiment un regain de tensions dans la périphérie à l’approche des élections. Voire des violences », dit-il gravement. « On n’imagine pas que le scrutin de 2014 va arranger les choses non plus. » C’est, entre autres, ce qui lui fait dire que la scission n’est plus très loin.

2. Si la Flandre largue les amarres… On en a fait déjà, des scénarios sur une scission du pays. Mais le jugement de Jules Gheude sur la trajectoire wallonne est sévère : « De 1980 à 2012, qu’a-t-on fait de nos compétences ? On ne voit aucun signe de redressement notoire », dit-il. Le chômage ? « Il baisse, oui. Mais il est toujours deux fois plus important qu’en Flandre». Les investissements étrangers ? « On cite toujours les mêmes : Microsoft, Johnson & Johnson, Google. C’est bien mais on doit miser sur un réseau dense de petites et moyennes entreprises, innovantes, performantes et… non délocalisables. » Selon lui, le ministre-président flamand Kris Peeters « n’a que faire de l’échelon fédéral et des autres entités fédérées. Il entend se profiler clairement comme le chef d’un État flamand souverain. Il faut se préparer activement à l’envol prochain de l’État-Nation “Flandre”».

3. La dette. Selon le coordinateur du Gewif, en cas de scission, « on se retrouverait seul face à une situation effrayante. Selon les critères du PIB, en 2010, le solde à financer pour la dette propre à la Wallonie ajoutée à la part de la dette belge revient à 9,074 milliards €. Soit 22 % des dépenses publiques wallonnes. Mais on se base sur un taux d’intérêt appliqué en 2010 à l’État belge, soit 3,6 %. En cas de scission, le taux serait différent. Mettons 12 % pour rester raisonnable. On se retrouverait sans doute avec plus de 15 milliards à financer, soit 37 % des dépenses publiques wallonnes. Une catastrophe ! »

4. Les jeunes ! « Je voudrais profiter du 1er mai pour lancer un grand rassemblement des jeunes de Wallonie sur le plateau de la Citadelle à Namur, à 11 h. Toutes tendances, tous partis confondus, avec comme seul thème le sauvetage de leur région. Il faut leur dire : “Engagez-vous ! Mobilisez-vous ! Forcez vos responsables politiques à cesser leurs jeux partisans !”» Jules Gheude compte sur Facebook et Twitter pour battre le rappel. Mais comment mobiliser une partie de la population qui veut bien s’indigner, mais a priori pas pour une cause régionale ? « Ils ne se mobilisent pas parce qu’on leur tient un discours trompeur. Or, ils ont droit à la vérité. Il est temps ! » Et après ? « J’espère que ça ne restera pas sans lendemain. On aura essayé… » Naïf ? «On peut parfois l’être », sourit-il.

INFO

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Nous vous informons que le livre de Jules GHEUDE « On l’appelait Belgique » est désormais disponible au format numérique : http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782748365412

Pour contacter l’éditeur : commande@monpetitediteur.com

« Jeunes de Wallonie, engagez-vous !

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Tel est le titre de la « carte blanche » de Jules Gheude, publiée dans « L’Echo » du mardi 3 avril 2012

Paul Magnette parlant de sommet d’hypocrisie » à propos de Charles Michel et de Didier Reynders, Charles Michel s’en prenant à Joëlle Milquet au sujet de la sécurité : il n’a y pas dire, la cohésion est belle au sein de la coalition « papillon »… Et celle-ci n’en est qu’à son troisième mois d’existence !

Quant à la controverse Kris Peeters-Olivier Chastel à propos des « compétences usurpées », elle montre clairement que la pacification communautaire est loin d’être au rendez-vous. On se situe ici dans le domaine du leurre et de l’illusion.

En prônant le « fédéralisme de solidarité », le Premier ministre Elio Di Rupo est en retard d’une guerre. Il semble ignorer que la Flandre s’est résolument engagée, depuis 1999, dans la voie du confédéralisme.

Caisse d'investissement de Wallonie : peut mieux faire

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Dans son édition du 31 mars 2012, « L’Echo » révèle que la Caisse d’investissement de Wallonie a investi moins de 15 millions d’euros dans l’économie wallonne en 2011.


Rappelons que l'objectif de la Caisse, créée en 2009, était de mobiliser l'épargne des Wallons au profit de l'économie locale, en particulier les PME.

Offrant un taux de rendement de 4,6% (échéance 2019) pour un emprunt obligataire, l'appel d'épargne avait permis de récolter un peu plus de 81 millions d'euros. Le maigre bilan fait état de 20 demandes de prêt adressées à la CIW pour 2011. Parmi ceux-ci, 11 prêts ont été accordés à 10 sociétés (dont trois du même groupe) actives, principalement dans le secteur de l'énergie verte mais aussi dans la sous-traitance automobile, le papier ou l'agro-alimentaire.


Au total, les interventions de la Caisse wallonne se sont élevées à 14,78 millions d'euros, actant une perte nette de 4,9 millions d'euros en raison d'une charge exceptionnelle de 3,8 millions à cause d'un placement malheureux dans des emprunts de l'Etat grec.

Henri Capron: «Dix ans ne suffiront pas à redresser la Wallonie»

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Henri Capron (ULB) est membre du jury qui examine les projets rentrés dans le cadre des pôles de compétitivité. Mais il a aussi étudié le positionnement de ces pôles dans l’espace européen, étude qu’il a présentée, le 27 mars, au Parlement wallon. « Le Soir » l’a interrogé à cette occasion (édition du 28 mars).

Quel est l’état actuel des pôles de compétitivité ?

Leur évolution est relativement favorable, après une période de démarrage de deux ans au cours de laquelle ils ont dû mettre en place leurs structures et réfléchir à leur stratégie de développement. Cela leur a permis de favoriser le développement d’un certain nombre de niches. Bien sûr, le niveau de développement de ces pôles varie de l’un à l’autre mais cela tient à la structure économique de la Wallonie : certains, comme Biowin, fonctionnent avec des entreprises internationales et d’autres, comme Wagralim, sont constitués d’un tissu de PME. On peut donc accepter que son développement soit plus lent. Et Greenwin, le dernier venu, a bénéficié de l’expérience des pôles existants.

Cette bonne santé des pôles signifie-t-elle plus d’emplois ?

C’est à l’aune de cela qu’ils doivent être jugés. Mais cela implique de la formation car, pour mettre en place un procédé, il faut une main-d’œuvre compétente pour assurer sa concrétisation en valeur ajoutée. Il y a d’ailleurs des enveloppes prévues au sein des pôles pour financer la formation quand elle est en lien avec les activités du pôle. Mais en Wallonie, les besoins de formation sont plus vastes que cela. Et la politique de formation ne doit pas reposer que sur les pôles.

Les pôles peuvent-ils permettre à la Wallonie de se redresser dans les dix ans ?

Non. Dix ans ne suffiront pas. On ne rattrape pas 16 points de retard économique en quelques années. Et la Wallonie ne pourra pas concrétiser en dix ans ce qu’elle n’a pas réussi en vingt ans. Mais il faut veiller à l’enclenchement de politiques de convergences permettant à la Région de se repositionner dans la moyenne européenne. Enclencher un tel processus en dix ans, c’est possible. Mais faire en sorte que la Wallonie passe de 84 % du PIB moyen européen, à 100 %, cela tient du miracle économique.

L’intégration à la France serait bénéfique aux PME wallonnes

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16 mars 2012

1° Nos PME sont rentables, elles supportent la majeure partie des exportations de la Région wallonne. Leur pénétration en France serait nettement plus facile en faisant partie de l’hexagone, car elles ne seraient plus considérées comme étrangères.

C’est principalement le cas pour les sociétés de services, notamment spécialisées dans les programmes informatiques, mais également dans beaucoup d’autres domaines Hi-Tech.

 

2° Dans le domaine Hi-Tech, de nombreuses «Spin-Off» pourraient être mieux encadrées financièrement, en vue de passer en phase de production et de commercialisation à la grande exportation.

 

3° Il y a en France de nombreux grands groupes industriels, et nos PME seraient complémentaires en termes de sous-traitance. Elles ne seraient plus opposées aux PME françaises en tant que sociétés étrangères, principalement dans les projets d’infrastructures dans les pays lointains (on pense à ALCATEL, AREVA, ALSTHOM, BOUYGUES, EDF, SCHLUMBERGER, THALES, le groupe SAFRAN, le consortium AIRBUS de Toulouse, etc.).

 

4° C’est dans les PME de services que l’avantage d’une intégration serait la plus efficace. En effet, lorsque nos PME sont confrontées au sigle «made in France», elles ont peu de chances de l’emporter, car l’image de marque, notamment en Asie, est importante.

 

5° Nos PME sont généralement plus efficaces que leurs concurrentes françaises (en termes de fiabilité et de délais), mais elles souffrent d’un manque de visibilité et de publicité. Lors de contacts, il n’est pas aisé de localiser la Belgique, a fortiori la Wallonie. La difficulté est réelle lorsqu’on est confronté à une PME flamande concurrente.

 

L’intégration à la France permettrait de gagner beaucoup de temps en explications et l’image de marque serait renforcée.

Le Cahier n°11 du GEWIF : Syndicats, mutuelles et organisations patronales

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Comme hier la France, la Belgique est aujourd’hui confrontée à la mobilisation syndicale à propos de la réforme des retraites. Par ailleurs, « Le Soir » du 15 février 2012 révèle que la Mutualité socialiste Solidaris s’est associée avec la première mutuelle de santé française, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN). Les partenaires comptent implanter une mutuelle dans un pays d’Europe centrale ou d’Europe du sud. Leurs affiliés bénéficieront de services transfrontaliers.
L’occasion, pour le Gewif, d’analyser les différences/convergences qui caractérisent les organisations syndicalo-mutuellistes des deux pays.

suite

Le fossé toujours aussi grand entre la Flandre et la Wallonie !

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15 mars 2012

Selon un sondage réalisé par « De Morgen » et VTM, 55% des Flamands trouvent qu’Elio Di Rupo doit quitter le 16, rue de la Loi. En Wallonie, 71% ne partagent pas cette position. Pour convaincre l’électeur néerlandophone, le Premier ministre a encore beaucoup à faire. Et le journal de constater que « le fossé entre la Flandre et la Wallonie reste toujours aussi grand ».

Strépy-Thieu ou Bart De Wever ?

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Nous avons maintes fois souligné les atouts dont la France pourrait bénéficier en cas d’intégration de la Wallonie.


A cet égard, l’article de Guido Fonteyn, journaliste flamand indépendant et essayiste, publié dans «Le Vif» du 9 mars, mérite notre attention.

Un ascenseur à bateaux – celui de Strépy-Thieu, sur le canal du Centre – peut-il prendre sa revanche sur un homme politique? Tout porte à le croire.

Voici une dizaine d'années, Bart De Wever (N-VA) se rendait à La Louvière, à la tête d'une noria de véhicules. Là se trouve, sur le canal du Centre, qui, dans cette région, permet de relier les bassins de l'Escaut et du Rhin, le plus grand ascenseur à bateaux de Belgique et l'un des plus gros du monde. De ses quatre-vingts mètres de hauteur il domine le paysage environnant. De Wever y menait, avec des faux billets d'euro, la manifestation contre l'argent jeté par les fenêtres, symbolisé par ledit ascenseur à bateaux. Le message sous-jacent était on ne peut plus clair : les Wallons vivaient aux dépens des Flamands en se permettant de faire de folles et inutiles dépenses, sans scrupules. Je me souviens surtout de l'étonnement, voire de l'admiration que certains manifestants vouaient à une construction monumentale et fantastique qu'aucun d'eux n'avait jamais vue de sa vie.

Certes, les premières années furent laborieuses. Le canal du Centre fut, à l'origine, une voie d'eau servant au transport du charbon, mais celui-ci s'était fait rare après la fermeture, au Pays noir, de toutes les mines, sans exception. En plus, le transport routier avait largement pris le dessus sur la navigation fluviale. Longtemps, il a semblé que Strépy-Thieu fût tout juste une attraction touristique. Or les choses ont changé depuis.

Vous avez dit pacification communautaire ?

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Irrité de voir le ministre-président flamand, Kris Peeters, le prendre de vitesse au Myanmar, Didier Reynders avait donné instruction à l’ambassadeur belge à Bangkok de ne lui prêter aucune assistance diplomatique.

Par ailleurs, interviewé le 4 février par « Vers l’Avenir », Kris Peeters avait révélé que Jean-Claude Marcourt lui avait demander de l’accompagner au Myanmar. Il n’en a finalement rien été.

Kris Peeters montre ainsi qu’il n’a que faire du fédéral et des autres entités fédérées.

En quittant la mission princière au Vietnam pour retourner au Myanmar afin d’y rencontrer la dissidente Aung San Suu Kyi, Kris Peeters manifeste clairement son intention de se profiler désormais à l’étranger comme le chef d’un véritable Etat.

Il ne faut pas être un politologue avisé pour tirer la conclusion du récent Grand Baromètre RTL-TVI/Ipsos/Le Soir.

Gratifiée de 38,4% d’intentions de vote, la N-VA est aujourd’hui aussi forte que les trois partis flamands de la majorité fédérale réunis et, avec un réservoir de voix estimé à 50,8%, Bart De Wever est, plus que jamais, l’homme fort de la Flandre, en passe de réussir son pari : permettre l’envol d’un Etat-Nation flamand à très court terme.

Le prochain président français peut s’attendre à être confronté à la dislocation du Royaume de Belgique.

«La Wallonie n’est nulle part pour les sites Internet»

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Article signé P.V.C dans « La Libre Belgique » du jeudi 1er mars 2012

Alors que la Flandre multiplie les sites professionnels et d’e-commerce, la Wallonie se traînerait lamentablement…

Après la présentation de son nouveau baromètre, le patron de la société E-mail Brokers spécialisée dans les bases de données Internet et l’e-mail marketing, William Vande Wiele, précise: “Nous avons dressé une cartographie de l’Internet professionnel

en Belgique, et elle fait apparaître une énorme différence de présence des entreprises sur Internet entre la Flandre et la Wallonie. La Wallonie n’est en vérité… nulle part en matière de présence sur Internet alors que la Flandre y est remarquablement positionnée, juste après la Grande-Bretagne. La Wallonie ? N’en parlons pas : c’est choquant !”.


Pour William Vande Wiele, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 67 % des sites d’e-commerce sont localisés en Flandre, 12 % à Bruxelles et le solde en Wallonie. En Flandre, sur 715.000 entreprises recensées, on totalise 18.500 sites d’e-commerce alors qu’en Wallonie, sur 329.000 entreprises, on ne totalise que 5.782 sites d’e-commerce…

« Pourquoi l’Awex va-t-elle à contre-courant de l’économie mondiale ? »

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Tel est le titre de la « carte blanche » de Jules GHEUDE,

publiée dans « Le Soir » du mardi 28 février 2012.

 

Je ne peux qu'applaudir en entendant le ministre Paul Magnette déclarer qu'il faut simplifier la Wallonie.

Convaincu du caractère inéluctable de la scission de la Belgique, le Gewif (Groupe d'Etudes pour la Wallonie intégrée à la France), dont je coordonne les travaux depuis février 2010, vise en effet l'intégration, le moment venu, d'une Wallonie saine dans la République française.

Force est de constater aujourd'hui le résultat catastrophique d'une politique basée sur le clientélisme et l'assistanat et dans laquelle le PS porte une responsabilité majeure : un nombre consternant d'organismes publics, un taux de chômage de 14 % et une dette de 14,5 milliards, si l'on prend également en considération les financements alternatifs.

Il est, par ailleurs, un autre tabou que j'ai maintes fois dénoncé : celui du Pacte scolaire, ce luxe ruineux que ne connaît aucun autre Etat et qui oblige les pouvoirs publics à financer quatre réseaux d'enseignement. Paul Magnette a raison : il faut avoir le courage de remettre tout cela à plat. Comme l'a souligné maintes fois le professeur Robert Deschamps des Facultés de Namur, il est impératif de fusionner les trois réseaux de l'enseignement public. Et je considère, pour ma part, que l'enseignement libre devrait s'auto-subsidier.

Huit super-universités françaises pour surmonter le "Shanghaï-choc"

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Article de Benoît Floc’h dans « Le Monde » du 8 février 2012

Le gouvernement français a désigné les derniers lauréats des "initiatives d'excellence" (IDEX) : cinq nouveaux projets qui s'ajoutent aux trois choisis en juillet 2011. De cette opération d'envergure, qui s'inscrit dans le cadre du grand emprunt lancé en 2009, doivent émerger huit super-universités capables d'être visibles à l'international et d'"attirer les meilleurs talents", espère Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur. C'est une étape importante dans la stratégie développée depuis cinq ans par Nicolas Sarkozy.

Car, si l'Allemagne a dû affronter un "PISA-Schock" au début des années 2000 lorsque l'OCDE a révélé la faiblesse scolaire de ses élèves de 15 ans, la France en est toujours à surmonter un "Shanghaï-choc". En 2003, le premier classement élaboré par l'université Jiao Tong de Shanghaï a ébranlé quelques certitudes. Certes, les Français ont commencé par le regarder de haut - comme PISA, quelques années auparavant -, mais ils ont fini par se convaincre que l'éparpillement de leur système universitaire l'affaiblissait et l'empêchait de rivaliser avec l'américaine Harvard ou la britannique Cambridge.

"Au XIXe siècle, note Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard et membre du jury IDEX, c'était souvent à la suite d'une défaite militaire qu'on investissait dans l'éducation. Sedan a produit Jules Ferry. Aujourd'hui, cela passe par les classements : Shanghaï a produit notre réforme universitaire. C'est mieux !"

Depuis lors, une politique d'ensemble a été menée au nom du tout-terrain "l'union fait la force". Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES, 2006), d'abord, puis la loi d'autonomie des universités (LRU, 2007) avant que la crise économique ne pousse le président de la République à forcer sur les avirons. Sur les 35 milliards d'euros du grand emprunt, 19 sont réservés à l'enseignement supérieur et à la recherche. Sur cette somme, 7,7 milliards d'euros iront aux IDEX. Les huit projets choisis par un jury international présentent une voilure impressionnante. D'abord parce qu'ils rassemblent grandes écoles et universités -, ce qui est révolutionnaire en soi. Ensuite parce qu'ils accueilleront souvent un très grand nombre d'étudiants (jusqu'à 120 000 dans le cas de la nouvelle université Sorbonne-Paris-Cité, USPC).


Il y a parmi ces nouveaux pôles des universités qui viennent de fusionner (comme celles de Strasbourg, ou celles d'Aix-en-Provence et de Marseille, par exemple) ou qui vont le faire (Bordeaux en 2014, Toulouse en 2018) en s'associant aux grandes écoles locales.

Le chômage wallon en janvier 2012

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Le nombre de demandeurs d’emploi a légèrement crû en Wallonie en janvier 2012.   Ils étaient 198.669 demandeurs d’allocations et 20.737 jeunes en stage d’insertion, soit 219.406 personnes (14,1% de la population active).

L’après Belgique

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Janvier 2012, Jules GAZON

Les Belges encore nombreux et peut-être majoritaires, tout au moins parmi les francophones, qui n’ont jamais imaginé la possibilité de la dislocation du pays, sont désormais dans le doute malgré leur espoir d’une solution pérenne. D’autres estiment que la fin de la Belgique est inéluctable.

La constitution d’un gouvernement, plus de 500 jours après les élections du 10 juin 2010, ne change rien au péril qui menace la Belgique. Pour le comprendre, il faut expliquer la montée du nationalisme flamand et dire pourquoi sa conséquence prochaine est la fin de la Belgique.

Ce nationalisme flamand, ce repli identitaire flamand, plonge ses racines dans le conflit linguistique qui mine la vie politique de la Belgique depuis sa création, héritage de notre histoire.


1. La montée du nationalisme flamand

1.1. La chute de l’Empire romain d’Occident au 5e siècle, sous la poussée des barbares venus de l’est par vagues successives est à l’origine de la frontière linguistique en Europe de l’ouest. Elle traverse d’est en ouest ce qui est devenu la Belgique actuelle: au nord des peuplades à dominance germanique, au sud, des peuplades romanisées. Et cette frontière linguistique ne s’est guère modifiée au cours de l’histoire. A la suite de la restauration de l’ancien régime en France en 1814 et à de la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, le Congrès de Vienne réalise l’amalgame des Belges et des Hollandais en vue de constituer un état tampon au nord de la France et contrer ainsi une éventuelle résurgence de ses velléités expansionnistes.

1.2. Cette union forcée entre Belges et Hollandais engendre le mécontentement des Belges qui aboutit à la révolution de 1830 et à la proclamation de l’indépendance de la Belgique. Le pouvoir politique est aux mains de Francophones qu’ils soient de Flandre ou de Wallonie car le vote censitaire réserve le droit de vote au gratin du pays qui est francophone. Mais en imposant le français comme l’unique langue nationale, on écarte les dialectes flamands et wallons et on choisit la langue française qui a pour elle le prestige d’une langue internationale avec l’espoir que l’unilinguisme français contribue à unifier le pays et à forger une identité nationale.

La curieuse politique de l’Awex

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Il est permis de s’interroger quant à la cohérence de la politique wallonne du commerce extérieur.

Ici aussi, l’écart avec la Flandre est flagrant. En 2010, la Flandre a exporté pour 164,4 milliards, hors transit du gaz naturel. Les exportations wallonnes s’élevaient, elles, à 38,7 milliards.

Les chiffres qui concernent les exportations vers les pays du B.R.I.C (Brésil, Russie, Inde, Chine) interpellent tout particulièrement.

Brésil : Flandre, 6,39 milliards ; Wallonie, 0,350 milliard ;
Russie : Flandre, 2,07 milliards ; Wallonie, 0,394 milliard ;
Inde : Flandre, 6,4 milliards ; Wallonie, 0,136 milliard ;
Chine : Flandre, 4,9 milliards ; Wallonie, 0,42 milliard.

Ces chiffres proviennent de la Banque Nationale et ne peuvent être contestés.

La politique menée par l’Awex va donc à contre-sens de l’évolution de l’économie mondiale.

En Russie, la Région wallonne n’a aucun attaché économique et commercial. L’agent en poste à Moscou travaille à la Région Bruxelles-Capitale et celui qui se trouve à Saint-Pétersbourg est issu du FIT (Région flamande). Tout cela sur base d’un accord bi- et tri-régional qui n’a jamais fonctionné.

En Chine, les AEC de l’Awex n’ont pas la connaissance de la culture chinoise ni du mandarin, contrairement à leurs homologues flamands, qui sont licenciés en Sinologie de l’Université de Gand. En Wallonie, seul l’Institut Confucius dispense des cours du soir en chinois, sans possibilité d’avoir une immersion totale.

Voyons à présent comme se présente la situation pour le 1er semestre 2011, toujours selon la BNB.

Flandre : 94,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 19,6% par rapport à 2010 ; Wallonie : 21,8 milliards, soit une augmentation de 13,3% par rapport à 2010.

Un tassement de l’augmentation des exportations en Wallonie apparaît clairement par rapport à la Flandre.
En cette période de crise économique, on peut s’étonner que l’Awex ouvre une antenne en Guinée équatoriale - une « démocrature » -, suite à une mission conduite par son administrateur général, Philippe Suinen, qui n’avait trouvé que 2 ou 3 PME pour l’accompagner.

La Flandre poursuit une politique autrement dynamique. On a vu dernièrement son ministre-président, Kris Peeters, se rendre en Libye, accompagné de 17 chefs d’entreprise. Objectif : œuvrer à la reconstruction du pays. Du concret ! Et Kris Peeters mise également sur la Birmanie, en voie de démocratisation. Impossible, en revanche, de convaincre l’Awex d’organiser une mission dans ce pays, malgré les marques d’intérêt de nombreuses PME wallonnes

Qu’attend le ministre Marcourt pour mettre bon ordre à tout cela ?

Il faut savoir que, outre une administration centrale (60 agents), basée à Bruxelles, et 7 centres régionaux (44 agents), l’Awex comprend également un réseau de 101 AEC (attachés économiques et commerciaux) répartis aux quatre coins de la planète.

A titre de comparaison, l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) dispose de 23 bureaux à l’étranger (environ 90 personnes) et de 65 collaborateurs répartis sur le territoire français.

« La Wallonie doit prendre son sort en main »

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« Carte blanche » de Jules Gazon, Professeur émérite, HEC Université de Liège,
dans « Le Soir » du vendredi 27 janvier 2012

« La Wallonie doit prendre son sort en main » « Carte blanche » de Jules Gazon, Professeur émérite, HEC Université de Liège, dans « Le Soir » du vendredi 27 janvier 2012 Le ministre Jean Claude Marcourt appuyé par le secrétaire général de la FGTB, Thierry Bodson, a rompu avec les discours refusant d'envisager la partition du pays. Il est temps que la gouvernance wallonne s'inscrive dans l'« Après Belgique » sans préjuger de l'avenir institutionnel car continuer à nier la fin possible de la Belgique, c'est choisir la stratégie du perdant qui s'engage dans un cul-de-sac. L'après Belgique peut-elle réserver un destin institutionnel commun à la Wallonie et à Bruxelles ? D'abord le lien identitaire entre Bruxellois et Wallons risque fort de s'amenuiser, quand la Flandre aura obtenu ce qu'elle revendique comme le confirment les sondages. En fait, les Bruxellois seront réticents à fournir l'effort solidaire qu'impliquera leur union avec les Wallons et dont l'ampleur se mesure par les besoins de financement de l'Etat wallo-bruxellois, supposé indépendant. En 2009, ils auraient été de 13,340 milliards d'euros (10,51 % du PIB wallo-bruxellois et 19 % des dépenses publiques). D'autre part, on sait que Bruxelles sera convoitée par les Flamands qui en feront payer le prix si l'Etat wallo-bruxellois devait se constituer.